À chaque mois de novembre, depuis que je me rétablis de l’alcoolisme et de la toxicomanie, une partie de moi meurt. C’est souvent chaotique, douloureux et ça me prend par surprise.

Cette année, j’ai décidé d’être l’initiatrice de ma propre mort. C’est symbolique.

Ce qui meurt avec cette série, ce sont les traumas, l’identité qui s’est créée en réponse aux événements que j’ai vécus, les mécanismes de défense, les fausses croyances, les programmations.

Ce sont des traumas qui ont affecté ma relation avec mon corps, mon identité, ma personnalité et qui m’ont amenée à vivre l’expérience de la dysmorphophobie.

J’arrive au moment de mon cheminement où mon âme demande d’en être libérée. C’est ma façon de valider mon histoire. À force d’en avoir parlé ici et là, je réalise que la seule personne qui peut valider ce que j’ai vécu, c’est moi. Je souhaite que, par cet acte de courage et de vulnérabilité, je puisse en inspirer d’autres.

May this be my act of glory in this consuming war with my body.

Avec Amour,  ÉloïseArts